Promenade autour du village

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La visite se fait à pied.

Rendez-vous Place Bouthier de Rochefort, au pied du château où se trouve, à l’entrée, le point d’information de l’Office du Tourisme Marcigny-Semur.


Bâtiments anciens Place Bouthier de Rochefort - A droite, la Maison des Clercs

1 – La Maison des Clercs (XVIIe siècle)

La “Maison des Clercs”, belle bâtisse de caractère, fait partie du cœur du bourg ancien de Semur-en-Brionnais. L’édifice a probablement été en grande partie repris au début du XVIIe siècle, comme le suggère l’inscription “1612” visible sur la façade. Néanmoins, un premier édifice est déjà présent au Moyen-Age et est alors connu sous le nom “maison des gens d’armes” (appellation toujours en usage). En effet, il se pourrait que la place Bouthier de Rochefort ait autrefois été la place d’armes du Château Saint-Hugues.


Pompe à balancier

2 – Pompe à balancier (XIXe siècle)

Témoin du savoir-faire hydraulique ancien, cette pompe servait autrefois à puiser l’eau du puits communal. Il s’agissait de l’un des dix points d’eau potable qui alimentaient la ville haute, à une époque où les foyers ne disposaient pas de l’eau courante. Plus qu’une simple source d’eau, les pompes constituaient un lieu majeur de la sociabilité villageoise, un lieu d’échanges, de discussions et parfois de conflits vers lequel convergeaient principalement les ménagères et les enfants, au moins deux fois par jour, matin et soir.


Château Saint-Hugues

3 – Château Saint-Hugues (Xe-XVIIIe siècle)

Le château a été construit à partir du Xe siècle sur un promontoire dominant la Loire afin de servir d’observatoire et de poste fortifié défensif contre les invasions

Il est l’un des rares châteaux de Saône-et-Loire à avoir conservé une partie de son bâti d’origine, encore visible aujourd’hui. Il est le siège de la seigneurie de Semur, dont le membre le plus illustre, Saint-Hugues (abbé de Cluny), y est né en 1024. Le château comprend une tour rectangulaire, deux tours circulaires (XIIe siècle) et un bâtiment d’accueil, la “maison du geôlier” (XVIIIe siècle). Cette dernière fait référence à la dernière fonction du château, après la Révolution.

Inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 1971, le château est désormais ouvert au public. Il fait partie de la Fédération Européenne des Sites Clunisiens, aux côtés de laquelle il est engagé dans la candidature de Cluny et des sites clunisiens au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Le château est ouvert à la visite de mars à octobre. L’association gestionnaire de l’édifice, les Vieilles Pierres, propose toute l’année des visites guidées du château.


Grenier à sel

4 – Grenier à sel (XVIIe siècle)

Le Grenier à Sel est un bâtiment du XVIIe siècle qui servait autrefois à collecter le sel, denrée rare et précieuse au Moyen-Age. Cette denrée faisait l’objet d’un impôt royal appelé “gabelle”, dont le montant variait d’une région à l’autre, et qui était souvent la source de conflits.

De nos jours, le bâtiment sert de salle d’exposition et accueille tout l’été de nombreux artistes. On peut y admirer de belles peintures murales datées de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle. L’association les Vieilles Pierres, qui gère le grenier à sel, a pour projet de les restaurer.


Mairie

5 – Hôtel de ville (XVIIIe siècle)

La mairie de Semur-en-Brionnais, centre administratif de la commune, était autrefois l’ancien auditoire de justice. Construit entre 1781 et 1788, il remplace alors l’ancien auditoire qui était menacé de ruines, et qui était à l’origine entouré de halles.
Beau bâtiment rectiligne, l’Hôtel de Ville a été assez largement rénové au début du XXe siècle, puis inscrit au titre des Monuments Historiques en 1984. La porte principale est surmontée d’un linteau sculpté où l’on discerne encore les attributs de la justice : la balance, l’épée, et une main dans l’attitude du serment.


Cadran solaire

6 – Cadran solaire

Ce cadran sculpté dans la pierre permettait de lire l’heure grâce au soleil. Il est situé sur une belle maison bourgeoise appelée “maison Perrin de Précy”, qui date vraisemblablement du XVIIIe siècle. Ancienne demeure de notables, elle fait aujourd’hui partie des bâtiments du Prieuré Saint-Hugues et appartient à la congrégation des Soeurs Apostoliques de Saint-Jean.
Au-dessus du cadran, on distingue l’inscription latine “ultima latet” qui signifie “la dernière [heure] est cachée”. Il s’agit d’une locution fréquemment utilisée sur les cadrans solaires, qui fait référence aux textes bibliques et met en garde les passants : soyez prêts, car nous ne savons pas quand viendra la dernière heure.


Prieuré Saint-Hugues

7 – Prieuré Saint-Hugues (XIXe siècle)

Le Prieuré Saint-Hugues a été construit entre 1815 et 1828, alors qu’une Ordonnance Royale de 1822 autorise officiellement l’évêque à ouvrir une école écclésiastique à Semur-en-Brionnais. A l’origine, le prieuré est fondé par le Père François Bonnardel afin d’y accueillir un Petit Séminaire, c’est-à-dire une école catholique que fréquentait les jeunes garçons se destinant à la prêtrise (et plus tard, les garçons dont les familles souhaitaient un enseignement catholique rigoureux pour leurs enfants). Après la Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat (1905), les bâtiments deviennent propriété de l’Etat, et le Petit Séminaire est expulsé par les forces de l’ordre en 1907. En 1911, le bâtiment devient une annexe de l’asile départemental d’aliénés, dont le siège est à Mâcon, (ancien nom des hôpitaux psychiatriques) et accueille près de 300 patients. En 1944, le diocèse rachète finalement les bâtiments et y réinstalle le Petit séminaire, qui fonctionne jusqu’en 1968. Dans les années 1980, une maison familiale rurale est hébergée dans les locaux. En 1992, ce sont finalement les Soeurs Apostoliques de Saint-Jean qui prennent possession des locaux pour y installer la Maison-Mère et le noviciat de leur congrégation. La chapelle du prieuré (XIXe siècle) ainsi que le cloître sont accessibles au public. Les Sœurs ont également une boutique de produits d’artisanat monastique dans le bâtiment moderne de la cour.


Maison Beurrier

8 – Maison Beurrier (XVIe-XVIIe siècle)

La Maison Beurrier est une belle demeure de notable constituée d’un corps principal flanqué de deux tourelles. Elle fut vraisemblablement construite par les chanoines du chapitre de Semur-en-Brionnais, qui avaient eu l’autorisation de bâtir leurs résidences à l’extrémité occidentale du bourg ancien, contre les remparts et directement en face de leur collégiale. Au début du XIXe siècle, la “maison Beurrier” est une propriété privée, puis elle est adjointe aux bâtiments du Petit Séminaire. Dans la première moitié du siècle suivant, lorsque le séminaire devient une annexe de l’asile départemental d’aliénés, la maison Beurrier accueille les chambres d’isolement destinés aux patients. Elle est finalement vendue à un propriétaire privé en 1970, une fois le Petit Séminaire définitivement fermé.


Collégiale Saint-Hilaire

9 – Collégiale Saint-Hilaire (XIIe & XIIIe siècle)

L’église Saint-Hilaire, joyau de l’art roman du Brionnais, se situe à l’ouest du château des seigneurs de Semur et a été construite en deux phases : deuxième moitié du XIIe siècle pour les parties orientales (chevet), et première moitié du XIIIe siècle pour les parties occidentales (nef).
Elle est située à l’emplacement d’une chapelle castrale primitive, qui avait vraisemblablement été donnée au Prieuré de Marcigny par les seigneurs. Au milieu du XIIe siècle, la chapelle échappe au Prieuré et devient propriété de l’évêque d’Autun. C’est probablement à cette époque qu’elle acquiert le statut d’église paroissiale à la place de l’église de Saint-Martin-la-Vallée, le centre de peuplement s’étant peu à peu concentré dans le bourg castral. Ce changement de statut explique la reconstruction de l’édifice à partir de la seconde moitié du XIIe siècle. En 1274, l’église Saint-Hilaire accède finalement au statut de collégiale : un chapitre collégial de treize chanoines est fondé à la suite d’un accord entre le seigneur de Semur-en-Brionnais, Jean de Châteauvilain, et Girard, évêque d’Autun.
Au niveau architectural, l’église Saint-Hilaire est à la jonction entre l’art roman et l’art gothique, qui commence à apparaître au XIIIe siècle. Elle bénéficie des progrès de l’architecture et de l’art (notamment dans son volume et dans la finesse de la sculpture), mais aussi des influences artistiques et stylistiques voisines.
En tant qu’église commanditée par le seigneur de Semur, elle doit en effet refléter son identité. En l’occurrence, la collégiale Saint-Hilaire illustre la puissance de la seigneurie de Semur, ainsi que ses liens étroits avec l’abbaye de Cluny, dont l’abbé le plus illustre, Hugues, était né au château en 1024 dans cette même famille. Bien que l’église n’ait jamais appartenu à Cluny, de nombreuses références architecturales et sculpturales y font directement référence : nef à trois vaisseaux, usage des arcs et du berceau brisés, tribune à encorbellement, pilastres cannelés, iconographie du portail principal, sculpture à l’influence byzantine, etc. Autant de caractéristiques héritées de l’abbatiale Cluny III. Un panneau se trouvant à l’intérieur de l’édifice présente plus en détails l’architecture de l’édifice.
Au cours des siècles, la collégiale a été incendiée, pillée et dégradée. Néanmoins, elle n’a jamais été remaniée en profondeur et a donc gardé ses caractéristiques architecturales d’origine. Elle est classée Monument Historique depuis 1862 et est régulièrement entretenue.


Maison du Chapitre

10 – Maison du Chapitre (XVIe-XVIIe siècle)

Les chanoines de Semur-en-Brionnais ont grandement impacté l’aspect du bourg et des alentours de l’église, puisqu’ils y ont construit leurs demeures de caractère à l’extrémité occidentale de l’enceinte castrale.
Les chanoines de Semur étaient en effet des membres du Clergé séculier, c’est-à-dire qu’ils vivaient “dans le siècle”, au contraire par exemple des moines qui vivaient en communauté dans le respect d’une règle monastique. Ils n’avaient donc pas de monastère ni de cloître. Néanmoins, ils disposaient d’un bâtiment pour se retrouver, la “maison du chapitre”. Le chapitre désigne le collège de clercs associé à une collégiale ou une cathédrale.
La maison du chapitre est un beau bâtiment qui date du XVIe ou du XVIIe siècle, de plan rectangulaire, d’un seul étage surmonté par des combles. Il comporte quelques détails architecturaux et sculpturaux remarquables : une porte principale à fronton triangulaire où l’on distingue les traces d’un blason, un vaste escalier de pierre reliant les niveaux, grande salle d’apparat avec cheminée monumentale et plafond à la française décorés et peints.
Après avoir servi à l’usage des chanoines, le bâtiment a ensuite abrité l’école communale. Aujourd’hui, il abrite au rez-de-chaussée des logements communaux, la bibliothèque municipale, ainsi que l’atelier-boutique d’un artisan. Au premier étage, l’ancienne salle d’apparat accueille une exposition consacrée à l’architecture romane des environs. Les décors peints du XVIIe siècle ont été mis au jour et restaurés après la fermeture de l’école.


Poterne

11 – La Poterne

La poterne est une petite porte ancienne percée dans les remparts, côté sud, qui constituait une entrée secondaire dans le bourg castral. Plus anonyme que la porte principale, elle permettait des entrées et sorties discrètes, et donnait directement sur le cœur du bourg (ville haute) et sur le quartier des Clercs. Elle était juste en face du chemin qui menait sur la basse ville et qui rejoignait la porte principale, avant la construction du Petit Séminaire.

Les maisons qui entourent la poterne ont été construites sur les anciennes fortifications.


Chemin de Ronde

12 – Chemin de ronde

Sentier longeant les remparts, il se pourrait qu’il ait autrefois été utilisé par les gardes pour surveiller la campagne environnante. Il servait avant toute chose de chemin d’accès au bourg haut pour la population qui transitait chaque jour.


Chapelle de la Perrière

13 – Chapelle de la Perrière (XVIe siècle)

La chapelle de la Perrière, dédiée à la Vierge Marie, a été construite au XVIe siècle. C’est un petit édifice à une voûte, dont la clef est ornée du monogramme du Christ, ainsi que de la date présumée de sa construction : 1536.
Elle est située au lieu-dit La Perrière, qui lui a donné son nom. A l’époque de la construction de la chapelle, ce quartier de la basse ville, hors du bourg castral, était celui des tailleurs de pierre, qui travaillaient le calcaire jaune si caractéristique de la région.
La chapelle a, dit-on, été restaurée à la fin du XVIIIe siècle par un prêtre Jésuite, le Père Geoffroi, qui s’était retiré à Semur après la suppression de son Ordre par le pape en 1774.
Elle a vraisemblablement également été restaurée au XIXe siècle, comme le suggèrent les décors peints encore visibles aujourd’hui.

14 – La Traversée

Passage étroit caché entre les maisons qui relie le chemin de la Perrière et le chemin de la Chapelle. Il suivait les limites du bourg médiéval et permettait de relier les différents quartiers.

15 – Chemin des Pierres

Ancien chemin menant aux prés et rejoignant le quartier de la Perrière, lieu où se trouvaient les tailleurs de pierre, et le chemin de la Madeleine, menant à la chapelle puis au lavoir du même nom.

16 – Ruelle du Puits Girardin

Petite ruelle pittoresque menant à un ancien puits utilisé autrefois par les habitants du quartier.


Porte au Vau

17 – Porte au Vau

La Porte au Vau était l’entrée principale du village de Semur, par laquelle la vaste majorité des arrivants passaient avant de pouvoir accéder au bourg. Fortifiée, elle permettait de filtrer les entrées. Elle menait vers la Basse Ville, secteur qui concentrait toutes les activités économiques du village : artisanat (tisserands, blanchisseurs, menuisiers…), commerces, échoppes etc. Plusieurs noms de rues du village évoquent les activités exercées dans les différents quartiers.


Lavoir de la Madeleine

18 – Lavoir de la Madeleine (XVIIIe-XIXe siècle)

Le lavoir de la Madeleine est situé en dehors des remparts du village, mais à proximité directe de la Porte au Vau. Il a été construit au XVIIIe ou au XIXe siècle à l’emplacement de l’église Sainte Madeleine, dont on sait peu de choses. Cette église, déjà mentionnée au XIe siècle, avait à cette époque été donnée au prieuré de Marcigny par les seigneurs de Semur. De par sa position, elle servait vraisemblablement d’annexe à l’église paroissiale de l’époque, Saint-Martin-la-Vallée, et permettait aux habitants du bourg castral un accès plus facile aux offices, via la Porte au Vau. En 1274, lorsque l’église Saint-Hilaire devient le centre de la paroisse et concentre le culte, l’église Sainte-Madeleine perd son statut d’annexe, et est rattachée au chapitre de chanoines. Après cette date, on sait peu de choses quant à l’usage qu’il est fait de cet édifice. Néanmoins, elle est dite “presque ruinée” dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Lorsque le cadastre est dressé, en 1825, la chapelle a déjà été remplacée par le lavoir que l’on peut encore voir aujourd’hui, et qui a visiblement été construit avec des pierres de la chapelle, en remploi.

19 – Chemin des Prés Coyer

Le Chemin des Prés Coyer est un sentier champêtre permettant de contourner les prés éponymes, situés derrière l’extrémité ouest des remparts médiévaux.
Ces prés étaient utilisés pour les cultures et pour l’élevage, et le chemin les contournant permettait de relier soit le chemin de ronde au sud, soit plus probablement la basse-ville au nord, lieu de commerce et d’échanges.
Aujourd’hui, les prés Coyer sont englobés dans des propriétés privées, notamment dans le domaine du Prieuré Saint-Hugues.
Dans la première moitié du XXe siècle, lorsque le bâtiment abritait l’asile d’aliénés, les patients qui y décédaient étaient, dit-on, enterrés dans les prés Coyer, à l’écart du lieu de sépulture des villageois.

20 – Chemin de Ronde

Retour sur le chemin de ronde, longeant les fortifications pour surveiller les alentours.
Le sentier vous amènera, par le chemin de ronde, à la « Poterne » et la place principale.

Last modified: mars 18, 2026